En décembre, je me suis rendue à l’avant première du projet d’étude pour des vernis à ongles sans perturbateurs endocriniens, organisé par la créatrice du blog C’est s’il y a. Cécilia est spécialisée dans les vernis à ongle, plus exactement dans la manucure éthique et non-toxique. Comme je m’intéresse beaucoup aux cosmétiques naturels, vous vous doutez bien que c’était un événement que je ne pouvais rater !

Cinq intervenants dans des domaines d’expertise différents sont venus apporter leur angle d’analyse ce qui a rendu la conférence complète et compréhensible pour des non-scientifiques comme moi. Il y avait Cestsilya, la Fondation Rovaltain, l’Association Slow Cosmétique, le Laboratoire Ephyla, et Générations Cobayes.

crédits photo : Cestsilya

Le vernis est le pire des cosmétiques en matière de perturbateurs endocriniens

Le représentant du Laboratoire Ephyla, qui a effectué l’analyse en laboratoire, a commencé par expliquer l’intérêt de l’étude. Brièvement, les perturbateurs endocriniens sont des molécules qui perturbent le fonctionnement hormonal des Hommes ou animaux qui y seraient confrontés. L’ongle est poreux et peut avoir un effet de réservoir, donc le contact avec le vernis peut avoir des effets néfastes sur plusieurs jours même après que le vernis ait séché. C’est pourquoi le vernis est le pire des cosmétiques en matière de perturbateurs endocriniens. Il peut comporter des effets cancérogènes, irritants, et des perturbateurs endocriniens.

Le problème, c’est que nous n’en sommes encore qu’aux prémices des analyses chimiques. Les laboratoire ne sauraient pas encore exactement quelle substance chimique produirait quels effets. C’est pourquoi cette analyse était importante et je remercie Cestsilya d’avoir fait en sorte que cette étude soit menée.

Les résultats de l’étude sur les perturbateurs endocriniens dans les vernis

L’étude a été menée sur trois catégories de vernis existant :

  • les vernis laque que l’on trouve partout
  • les vernis de la catégorie bio, qui ne sont pas forcément naturels, non toxiques, ou écologiques
  • et les vernis à base d’eau, qui sont censés être plus naturels

Le test a été fait à partir d’une seule teinte de douze vernis de marques différentes, les plus populaires sur le marché. Le laboratoire Ephyla a analysé la présence des perturbateurs endocriniens oestrogéniques et pas les autres perturbateur endocriniens, ni les autre effets néfastes. L’étude a été menée de sorte à exprimer le danger de ces vernis à travers l’application que l’on se met sur les doigts, soit 0,2 ml. Parmi cette dose, il a été considéré que 100% arrive aux récepteurs aux oestrogènes.

Sur les douze vernis testés, il est apparu que six vernis présentaient des résultat de deux à cent fois supérieurs au seuil critique. Le seuil critique est considéré comme la valeur lorsqu’elle est supérieure à la moitié du taux plasmatique d’oestradiol circulant chez la femme en ovulation.

Les marques des six autres vernis présentant un seuil inférieur au seuil critique, qui sont donc les plus saint à utiliser, sont : Aroma-zone, Avril, Logona, Claire’s, Suncoat et Sophi.

Je vous invite à faire un tour sur le site de Cestsilya si vous êtes intéressés par toutes les marques utilisées pas l’études et les résultats plus complets. Elle présente également sur son site des conseils sur les substances à éviter ou vous propose un coffret soin des mains minimaliste et zéro déchet !

Une consommation éclairée de cosmétiques

Le but de cette étude n’était pas de faire peur aux gens ou de les empêcher de mettre du vernis. Il s’agissait seulement d’éclairer le consommateur sur les produits qu’il utilise, et de lui laisser le choix de consommer mais de façon éclairée.

L’achat d’un vernis correspond à un vote pour une marque, un produit, et l’utilisation de produits toxiques. Mais le non achat d’un produit correspond également à un vote. Ainsi, si l’on adopte une consommation raisonnée et responsable des cosmétiques, cela poussera les marques à changer, de manière à correspondre à la demande du consommateur. Poser directement des questions aux marques est tout à fait faisable et a de l’impacte sur leurs actions.

Je vous propose de voir le site de Slow cosmétiques auquel je fais confiance les yeux fermés, qui recense des marques de cosmétiques éthiques et naturelles selon des critères exigent. Ils ont également un e-shop ou vous pourrez acheter des cosmétiques en pleine conscience.

N’oubliez pas de jeter vos vernis dans une déchetterie et pas dans une poubelle, si l’envie vous prend 😉

J’espère avoir pu vous éclairer davantage sur ce thème encore trop obscure sur les substances toxiques dans les cosmétiques. N’hésitez pas à me poser des questions en commentaire, si je ne suis pas une experte en cosmétologie, je peux tout de même faire suivre la question à ceux dont c’est le métier.

Pour en savoir plus sur les cosmétiques naturels, j’ai publié un article sur l’ayurvéda, la médecine de l’Inde ancienne.

Prenez soins de vous !

Lucyness

 

Mise à jour le 09 février 2018 :

Les résultats complets et approfondis de l’étude ont maintenant été rendus publics via ce lien.