Jeudi 28 septembre, 18 h, j’avais un rendez-vous pour un projet de groupe, mais je ne pouvais pas y participer car j’étais déjà prise ailleurs. « Désolée je ne peux pas venir, je vais faire un défilé de mode aux Grands Voisins ».
Cette phrase a sûrement fait rire plusieurs de mes camarades car je ne suis en aucun cas mannequin. Mais non, ce n’était pas une blague : en un soir, je me suis métamorphosée en un mannequin défilant aux Grands Voisins pour des créateurs de mode éthique. C’était bien évidemment un événement que je ne pouvais pas rater. J’ai même eu l’honneur d’ouvrir le bal, et de défiler en premier. Laissez moi vous montrer les coulisses.

Les préparations pour devenir mannequin d’un soir

Comme j’étais la première à défiler, je devais également être la première sur place pour me changer et me faire maquiller. Je suis donc arrivée deux heures avant et on s’est tout de suite mises au travail : je change ma tenue pour un pantalon portefeuille de hylla penderie, des bijoux de Kathleen Bellonde un headband de wax-etc et des talons hauts qui étaient heureusement super confortables. Tous sont des créateurs éthiques aux Grands Voisins. Pour en savoir plus sur eux, c’est dans le prochain article.

 

Une fois prête, j’avais beaucoup de temps pour me poser des questions existentielles comme quelle pause devrais-je tenir pendant les cinq secondes que je devais rester en face du public. Puis est venu le temps de la mémorisation de la trajectoire, parce que défiler ce n’est pas seulement marcher sur un podium, c’est aussi compter dans sa tête les secondes pour arriver jusqu’au devant du podium, tenir ses pauses, puis se souvenir du chemin particulier de retour et du temps imparti. Je devais compter 15 seconde pour arriver jusqu’au devant de la scène, et comme j’étais la première, il ne fallait pas me tromper sous peine d’embarquer tous les autres dans mon erreur.

Le photoshooting

Au fil du temps, les mannequins avaient fini de se préparer, et nous avons pu prendre des photos. Cela s’est avéré être un exercice difficile, comme je suis plutôt le genre de personne à ne pas se prendre au sérieux devant la caméra. Le plus difficile était de suivre les indications du photographe comme « penche la tête vers le mur, mets la pochette vers ton menton, regarde vers la gauche, ouvre un petit peu la bouche, reste perpendiculaire au mur, mets la veste sur une épaule en gardant les épaules baissées, et essaye de ne pas bouger » et ne pas se sentir ridicule.

 

Bientôt nous devions nous tenir en ligne, prêts à défiler.

Le défilé

Étonnement je n’étais pas stressée les secondes précédant le défilé, il y avait une très bonne ambiance et des participants étaient là pour nous faire rire et passer le temps avant le top départ. C’est plutôt au moment où j’ai dû me lancer, où tous les projecteurs se sont mis sur moi, que je me suis dit « dans quoi t’es-tu encore embarquée Lucy… » mais j’ai vite fait le vide de mes pensées pour me concentrer sur mes pas. C’est donc avec brio que j’ai non pas compté les 15 secondes dans ma tête comme je devais le faire, mais plutôt le nombre de pas pour arriver jusqu’au devant de la scène… C’est lorsque je me suis retrouvée dos au public sur le chemin du retour, que j’ai vraiment réalisé ce que j’étais en train de faire !
Le défilé a duré 8 minutes au total, et je dois avouer qu’on ne voit pas le temps passer lorsque l’on est sur le podium.

 

 

De retour en coulisse, nous étions tous très contents de ce que nous venions de réaliser. C’est vrai que ce n’est pas évident de défiler devant une centaine de personnes surtout lorsque l’on n’est pas des professionnels. Je pense que ceux qui étaient le plus soulagés devant une telle réussite, c’étaient les créateurs qui étaient d’ailleurs eux aussi les plus stressés au début.

La fin de la soirée

Pour la fin nous avons eu droit à un buffet (vegan bien sûr), et une belle fête s’en est suivie !

Je n’oublierai pas ma première expérience en tant que mannequin d’un soir, c’était quelque chose de tout nouveau pour moi qui m’a procuré beaucoup de joie et d’excitation mais ce que j’ai préféré reste les liens forts que j’ai créés avec les participants tous partisans d’une mode éthique et responsable.

Lucyness

 

Crédits photo : Catherine Griss