Dans la slow fashion, il y a l’idée de réduire le gaspillage des vêtements (4 millions de tones de vêtements, neufs ou usagés, sont jetés chaque année en Europe). Pour cela, plusieurs façon existent, dont l’upcycling.
L’upcycling consiste à utiliser des objets et des matériaux destinés à être jetés pour les réintroduire dans la chaîne de consommation, après leur avoir redonné une utilité différente de l’originale. Cette action de recyclage s’insère dans une volonté plus large de développement durable. L’exemple le plus ancien est de faire ses propres habits à partir de ses rideaux ! J’ai décidé de vous parler d’une créatrice des temps moderne qui fait ses vêtement de façon « upcyclée ». Cécile à créé la marque Cécile Chine, pour faire référence au fait de chiner des matières.

D’où t’es venue l’envie de créer ta marque Cécile Chine, as-tu toujours voulu faire ça ?

Je savais que je voulais créer quelque chose en rapport avec le textile, et plus particulièrement la seconde main car c’est un domaine qui m’attirait depuis toujours, mais je n’avais pas de concept précis en tête. Juste avant de créer la marque, j’étais responsable dans une friperie. Le fait de voir du vintage tous les jours m’a donné l’idée de faire de l’upcycling ! Je pensais que l’aspect organisation et management ne me plairait pas, mais mon expérience s’est avérée extrêmement enrichissante et je me suis dit que je pourrais me servir de tout ce que j’avais appris dans ces domaines pour monter ma propre marque.

Ta principale source d’inspiration ?

Ma première inspiration ce sont les filles croisées dans la rue ! Par ailleurs, c’est très inspirant d’aller chercher des tissus, lorsque j’en trouve un qui me plaît il me vient des idées de ce que je pourrais faire avec, selon son motif, sa taille, etc.

Comment décrirais-tu tes vêtements ? Tu travailles en collection ?

Je ne définis pas de plan de collection au préalable car tout se joue selon les tissus que je déniche sur le moment ! J’aime bien l’idée de travailler en petites séries et en modèle unique (selon la quantité de tissu, donc). Mon style est plutôt androgyne, mais j’utilise aussi beaucoup de tissus mignons. Mon approche n’a aucun rapport avec la haute couture que je vois comme de l’art, de la performance. Moi je pense à ce que j’ai envie de porter, et je le fais !

Quel a été ton plus gros challenge ?

Quand j’ai parlé à mes proches de mon projet, ils m’ont donné des draps dans lesquels je pourrais couper mes prototypes. Des tissus hyper « ringards » ! Mon challenge à ce moment là était d’imaginer des vêtements un peu rock’n’roll dans ces tissus vieillots.

Quelle est ta vision de la mode éthique ?

C’est avant tout la traçabilité : qui travaille et dans quelles conditions, d’où viennent les fournitures, quelles sont les implications liées à la production. Je m’emploie pour ma part à consommer moins mais mieux quitte à y mettre plus de budget. Je préfère encourager la création et savoir d’où vient le vêtement que j’achète, avoir une pièce plus rare et mieux coupée, que je ne retrouverai pas sur quelqu’un d’autre…

Encore une interview très intéressante à mon sens ! J’espère qu’elle vous a plu et permis d’en apprendre plus sur l’upcycling et le développement durable. N’hésitez pas à cliquer sur le petit coeur en haut de l’article pour me montrer que vous avez aimé. Je vous conseille aussi une autre interview d’une créatrice parisienne dont la source d’inspiration va vous surprendre !

A bientôt,

Lucyness

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